La victoire n’a pas de drapeau,
elle marche pieds nus,
dans la poussière encore chaude
de nos anciennes défaites.
Elle ne crie pas.
Elle écoute.
Elle attend que le cœur,
après tant de nuits fendues,
retrouve enfin son propre rythme.
La victoire est une braise :
on croit qu’elle dort,
mais elle veille,
elle garde la place
où renaît notre courage.
Et quand elle se lève,
ce n’est pas pour dominer le monde,
mais pour nous rendre
à ce que nous avions cessé d’espérer :
une version de nous-mêmes
qui ne tremble plus.
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