J’ai perdu de vue
des regards qui savaient lire avant que je parle,
des présences qui tenaient chaud même en silence,
des gestes minuscules qui faisaient tenir le monde.
J’ai perdu de vue
des rires qui déliaient mes épaules,
des voix qui savaient exactement
où poser la lumière.
Et pourtant, rien n’est vraiment parti.
Ça flotte encore, quelque part,
dans un coin de mémoire qui refuse de ranger,
dans un battement de cœur qui reconnaît
ce qu’il croyait avoir oublié.
Perdu de vue,
ce n’est pas effacé.
C’est juste être un peu plus loin,
un peu plus flou,
comme une étoile qu’on ne voit qu’en regardant de côté.
Et parfois,
il suffit d’un souffle,
d’un mot,
d’un hasard qui claque,
pour que tout revienne,
net, vivant,
comme si rien n’avait bougé.
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