Le temps ne parle pas.
Il frôle.
Il passe sur la peau comme une ombre qui se souvient.
Il polit nos angles,
il ronge nos certitudes,
il déplace nos frontières sans jamais demander la route.
Chaque seconde laisse une trace
une empreinte qui s’efface,
ou qui s’enfonce,
comme un pas trop lourd dans la mémoire.
Le temps nous transforme,
nous tord,
nous redresse,
nous recommence.
Il fait de nous des paysages mouvants,
des corps en migration,
des voix qui changent de couleur.
Ce n’est pas un ennemi.
C’est un partenaire exigeant,
un souffle qui nous rappelle
que la beauté n’est jamais immobile,
mais un passage.
Alors je marche avec lui,
dans la lumière ou dans la nuit,
et j’apprends à aimer
ce qui s’en va
autant que ce qui reste.
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