Il y a des jours où le monde pèse trop,
où même la lumière semble avoir des dents.
Des jours où l’on avance en apnée,
où l’on se demande
si tenir encore
a un sens.
Ce n’est pas un appel au vide.
C’est un constat.
Un tremblement.
Une fatigue qui cherche un endroit où se poser.
Entre vivre et disparaître,
il y a ce fil
mince, fragile,
mais réel.
Un fil fait de gestes minuscules :
un souffle qui revient,
une voix qui murmure ton prénom,
une main qui ne te lâche pas,
même quand tu n’y crois plus.
Tu n’es pas une question à résoudre.
Tu es une présence qui vacille,
oui,
mais qui existe encore.
Et parfois, vouloir vivre,
ce n’est pas crier victoire.
C’est juste dire :
« Je reste. Pour l’instant. »
Et ce « pour l’instant »
est déjà une forme de courage.
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