J’avance dans un corps qui parfois me résiste,
un territoire cabossé où chaque pas négocie sa place.
On croit que l’acceptation est une porte,
mais c’est une longue muraille qu’on apprend à escalader
avec les mains tremblantes.
Il y a des jours où je me heurte à moi-même,
où je voudrais déposer ce poids comme un manteau trop lourd.
Et puis il y a ces instants minuscules,
presque invisibles,
où je sens une paix discrète se glisser dans mes fissures.
Ce n’est pas renoncer.
C’est apprivoiser.
C’est dire à la douleur :
« Tu ne me définis pas,
tu m’accompagnes. »
Alors je continue,
avec mes forces tordues,
mes fragilités droites,
et cette étrange lumière
qui naît toujours
là où l’on croyait manquer.
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