Mon corps est une terre ancienne,
un royaume de chair où passent les saisons.
Il porte des soleils, des orages,
des cicatrices comme des constellations.


Il se souvient de tout :
des mains qui ont tremblé,
des nuits qui ont brûlé,
des silences qui ont pesé comme des pierres.


Mon corps est un souffle,
un animal doux parfois, sauvage souvent,
qui réclame qu’on l’écoute
quand l’esprit voudrait le dompter.


Il parle en frissons, en élans, en fatigues,
en désirs qui montent comme des marées.
Il dit la vérité que la bouche tait.
Mon corps est un temple sans dogme,
un sanctuaire mouvant où je prie sans prière.


Il m’apprend la patience,
la limite,
la joie simple d’exister.
Il m’offre des instants de grâce
quand je le laisse danser,
quand je le laisse aimer,
quand je le laisse être.


Mon corps est une musique,
faite de rythmes secrets,
de battements têtus,
de notes qui vibrent sous la peau.


Il s’accorde au monde,
il s’accorde aux autres,
il s’accorde à moi
quand je cesse enfin de le juger.


Mon corps est un poème
que j’écris chaque jour sans le savoir.
Un poème imparfait,
mais vivant,
mais vrai.


Et dans chaque ligne,
dans chaque souffle,
dans chaque pas,
il me murmure que la beauté
n’est pas dans la forme,
mais dans la présence.

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