L’écriture est un feu qui ne dort jamais.
Elle griffe sous la peau, réclame, insiste,
comme une bête qui veut naître encore
dans la gorge, dans les doigts, dans la nuit.
C’est une faim qui ne se rassasie pas,
un tambour qui cogne derrière les côtes,
un souffle qui cherche sa forme
et refuse de mourir tant qu’on ne l’a pas posé.
Écrire, c’est ouvrir une veine lente,
laisser couler ce qui brûle, ce qui tremble,
ce qui n’a jamais su tenir en place
dans le corps trop étroit de nos jours.
C’est dresser des mondes avec presque rien,
une étincelle, un souvenir, une colère,
et regarder le papier se cabrer
sous le poids de ce qu’on ose dire.
Écrire, c’est survivre en avançant nue,
c’est parler quand la voix se casse,
c’est tenir debout dans la tempête
avec pour seule arme une phrase.
Et quand enfin le texte respire,
quand il se met à marcher sans toi,
tu comprends que la passion d’écrire
n’est pas un choix, mais une manière d’exister.
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