La déception vient sans frapper,
Une ombre discrète aux doigts glacés.
Elle s’assied au bord du cœur,
Comme un hôte qu’on n’osait plus attendre.

Au début, on croit rêver :
que tout cela n’était qu’un nuage,
qu’un mot mal compris, qu’un pas de trop.
Mais déjà, la lumière hésite,
et l’assurance se fendille.

Les promesses s’effilochent,
Elles pendent au fil du souvenir
Comme des draps dans le vent,
où se relit, pâlie, la trace de nos élans.

On se rappelle alors la confiance
si simple, si nue, si entière
et l’on se demande où elle s’est cassée.
Était-ce dans un regard fuyant,
ou juste dans ce silence un peu trop long ?

La déception n’est pas la colère,
C’est un froid lent qui s’installe,
La certitude que l’aube ne reviendra pas parfaitement.
Elle enseigne, malgré soi,
la mesure du manque,
et la pudeur du désenchantement.

Pourtant, au fond de son amertume,
subsiste une clarté fragile
l’éclair d’un discernement nouveau,
l’envie d’aimer encore, mais autrement.
Car comprendre,
c’est parfois guérir un peu.

Et le cœur, lassé d’attendre,
se remet à battre, doucement,
non plus pour ce qu’il rêvait,
mais pour ce qu’il est
blessé, debout et vivant.

Rejoins moi sur instagram pour encore plus de contenus


En savoir plus sur Aurel Auteure

Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

En savoir plus sur Aurel Auteure

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture