Sous les pavés, la braise respire,
un feu discret, mais jamais éteint.
Les murs s’effritent, les chaînes se tirent,
et l’ombre s’arme d’un poing ancien.


La nuit s’épaissit, lourde et muette,
mais chaque cri fend son ciment.
Un souffle s’élève, rude, honnête,
il claque au vent comme un serment.


Résister, c’est danser dans l’abîme,
c’est tendre la voix contre le fer,
c’est transformer la plaie en rime,
et l’exil en éclat de lumière.


Alors que l’ordre croit nous réduire,
nous bâtissons des chants de demain.
Sous les pavés, la braise respire,
et nos poèmes deviennent chemin.

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