Au-dessus du tumulte, une ombre s’allonge,
Et dans le miroir obscur du temps suspendu,
Je prends mon souffle, je prends ma démesure,
Prendre du recul, c’est s’éloigner du connu.

Une tour d’orgueil s’efface dans la brume,
Le ciel s’étire en un voile d’énigmes sourdes,
Là où l’œil croit voir, l’âme pressent une rumeur,
Un frisson d’étoiles mêlé à la nuit du monde.

Le poème s’habille d’une musique obscure,
Allitération douce, assonances lentes,
Chaque son est une clé ouvrant des portes,
Sur un jardin secret où fleurissent des songes.

L’arbre noir s’élève, sentinelle silencieuse,
Ses racines plongent vers des abîmes sacrés,
Feuilles d’obsidienne, branches d’échos muets,
Il danse au vent des mythes, gardien de l’éternel.

Je me tiens hors de la scène des passions,
Ombre et lumière entrelacées en un pas,
Les masques tombent, révélant la vérité voilée,
Prendre du recul, c’est toucher l’essence en soi.

Le temps devient flamme, la douleur un mystère,
Chaque souvenir s’épure aux eaux de l’absence,
Je lis dans la brume les signes invisibles,
Où le cœur trouve enfin le secret du silence.

Le retour n’est pas retour mais renaissance,
Un saut dans le cercle, un cercle infini,
Prendre du recul, c’est devenir voyageur,
Dans l’espace immense où se fondent les heures.

Ainsi se fait la voix, ainsi s’élève l’âme,
Parfum de l’oubli, chant d’un monde plus vaste,
Sous les cendres du doute, un feu doux éclaire,
Le trésor caché que seul le recul révèle.

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