Ô flamme douce, silencieuse et claire,
Toi qui te glisses entre les interstices des âmes,
Tu n’as ni tambours, ni éclats d’orgueil,
Et pourtant, tu portes le monde avec plus de force
Que mille poings levés.

Tu n’es pas vacarme, tu n’es pas gloire,
Tu es la caresse invisible sur les blessures,
Le baume versé sans attendre retour,
La lumière discrète qui persiste dans l’ombre.

Dans un regard déposé sur un passant anonyme,
Dans une patience offerte sans condition,
Dans le pardon donné avant même qu’il soit demandé —
Là, tu prends corps, là, tu respires.

Bienveillance, lente tisseuse des liens humains,
Tu transformes les murs en passerelles,
Et les cœurs clos en jardins féconds.
Ta semence est humilité,
Ton fruit est consolation.

Quand le monde, dans sa hâte, se déchire,
Tu avances à pas d’enfant,
Tu refuses le fer tranchant des jugements hâtifs,
Et tu offres en échange le fil doux de la compréhension.

Ô Bienveillance, sœur intime du Courage,
Tu ne fuis pas la fragilité,
Tu la prends par la main pour la guider vers l’aube.
Chaque sourire que tu fais naître
Est une étoile qui s’allume dans la nuit des hommes.

Alors, puissions-nous t’accueillir
Comme on accueille la pluie sur une terre assoiffée,
Comme on accueille l’ami qui revient de très loin.
Puissions-nous devenir tes artisans discrets,
Tes messagers silencieux.

Et qu’en nous, à travers nous, au-delà de nous,
Tu continues d’élever les âmes,
De guérir les blessures,
D’ensemencer le monde d’une tendresse infinie.

Car là où tu règnes, Bienveillance,
Même l’ombre se soumet,
Et la paix devient possible.

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