Sur l’épaule repose un bois ancestral,
Autant de souvenirs dans sa patine pâle,
Sous la caresse de l’archet, tout devient mystère,
Le violon s’éveille, murmure à la lumière.
Ses cordes lointaines vibrent, tissent le temps,
Chantent les amours perdues, les élans d’enfants,
Leur soupir effleure la nuit et perce le silence,
Transformant chaque note en divine révérence.
Que de tempêtes traversent son âme incertaine,
Dans le puits de l’esprit résonnent les rengaines,
Le violon chante et pleure, l’espoir et le chagrin,
Offrant aux solitaires un doux chemin divin.
Il rit la douleur, il pleure la joie fugace,
Enlacé par les ombres, il apaise l’espace,
Son chant fait surgir l’aurore au cœur de l’ombre,
Sa mélancolie sublime l’instant qui succombe.
Écoute, la complainte des jours monotones,
Les sanglots du bois font frissonner l’automne,
Dans ses romances capricieuses, l’âme se repose,
Rêvant d’un arpège que l’amour compose.
Où est le musicien, l’alchimiste fragile,
Qui fait danser la tristesse, émerveille l’exil ?
Sous ses doigts de tendresse, la nostalgie s’envole,
Et le violon délivre, d’une caresse, la parole.
Alors que s’efface l’éclat du vieux matin,
Le violon s’endort, secret souverain,
Offrant à l’ombre une dernière prière,
Pour que vive en nos cœurs sa mélodie lumière.
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