Dans l’ombre douce où naît le vent,
Un feu s’élève, incandescent.
Ni raison claire, ni serment,
Ne l’arrêtent, brûlant, pressant.
Elle s’infiltre dans les veines,
Tel un vin rouge aux âcres pleines,
Et fait danser tous les silences
Au rythme fou de la soufflance.
Elle est regard, elle est frisson,
Une caresse, un abandon,
Un battement hors de cadence,
Un cri noyé d’impatience.
La passion, fauve indomptée,
Qui fait trembler même l’idée,
Peut rendre doux un cœur sauvage
Ou bien l’engloutir de rage.
Mais sans elle, que serait l’âme ?
Un ciel sans feu, un feu sans flamme.
Mieux vaut brûler que s’éteindre,
Aimer trop fort que se restreindre.
Alors, chantons ce feu vivant,
Même s’il consume par moments
Car vivre sans cette démence,
C’est survivre, sans espérance.
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