Assise au creux de l’âme, sombre et tenace,
La rancœur tisse sa toile, fil à fil.
Elle ronge, lentement, le cœur qui passe,
Transformant le doux souvenir en exil.
Tel un poison lent, elle s’insinue,
Corrodant la paix, éteignant la flamme.
Le pardon s’éloigne, la haine est nue,
Prisonnière d’une douleur qui entame.
Dans ses geôles d’amertume et de regret,
Le passé se fige, éternellement présent.
Chaque souffle est un lourd soupir secret,
Chaque pensée, un tourment lancinant.
Oh, rancœur, fardeau lourd et inutile,
Qui enchaînes l’esprit à son propre malheur.
Libère enfin ce cœur, rends-le fertile,
Pour qu’il retrouve la joie et la douceur.

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