Dans les replis secrets d’un univers absent,
Où les constellations s’éteignent en silence,
Le vide s’étend, un voile transparent,
Une mer sans rivage, une éternelle absence.

Il n’a ni contours nets, ni matière palpable,
Simplement l’écho sourd d’un néant originel.
Les sons s’y dissolvent, leur élan inéluctable,
Dans cet infini où le temps est irréel.

C’est le creuset profond où les rêves s’égarent,
Le miroir sans tain où les âmes se cherchent.
Les certitudes tremblent, les raisons se séparent,
Face à cette énigme que les esprits décortiquent.

Pourtant, au cœur de cette immense désolation,
Une étrange énergie palpite en sourdine.
Le vide n’est pas qu’une pure négation,
Mais le champ des possibles, une toile divine.

Dans son immensité, les atomes dansent,
Prélude secret à la matière en devenir.
Les lois de la physique parfois s’y transpercent,
Révélant des mystères que l’on peine à finir.

Il est la pause entre deux notes de musique,
Le souffle retenu avant la grande envolée.
La page blanche où l’encre poétique
Attend l’instant précis de sa beauté révélée.

Alors, ne craignons pas cette étendue infinie,
Ce silence profond où l’âme se ressource.
Car dans le vide même, une étincelle est bénie,
Le germe secret d’une inépuisable source.

Et peut-être qu’au-delà de ce rien apparent,
Se cache un autre monde, une autre dimension,
Où l’absence elle-même devient un présent,
Une plénitude au-delà de notre raison.

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