Le firmament exhale un soupir d’ardoise sombre,
Où les nuages lourds, vaisseaux errants sans nombre,
Naviguent en silence, gonflés de larmes grises,
Prélude au grand concert que la nature organise.
Soudain, le voile cède, et d’invisibles doigts
Détachent de l’éther des perles, fines lois
D’une gravité douce qui au sol les ramène,
Brisant l’orgueil du sec, effaçant toute haine.
Chaque goutte est un mot d’un poème secret,
Que la terre déchiffre dans son lit discret.
Elles tissent un voile argentin sur les branches nues,
Métamorphosant l’arbre en fontaine inconnue.
Le pavé devient miroir liquide et changeant,
Où les lumières tremblent, spectres s’arrangeant
En figures fugaces, reflets d’un autre monde,
Où l’éphémère règne en une valse profonde.
Le vent, musicien invisible et mutin,
Accompagne la pluie d’un souffle argentin.
Il murmure aux fenêtres des complaintes lointaines,
Des histoires d’océans et de brumes hautaines.
L’âme se fait éponge, absorbant la mélancolie
Qui danse dans l’air frais, une douce folie.
Les soucis s’estompent, noyés dans le rideau,
Laissant place à la paix, un sentiment nouveau.
Car la pluie est un rêve que le ciel nous confie,
Une pause liquide dans la course de la vie.
Elle lave les douleurs, purifie le regard,
Et dans son clapotis, s’annonce un nouvel art.
Elle est la sève brute d’une terre qui renaît,
La promesse cachée d’un futur discret.
Alors laissons ses larmes irriguer nos pensées,
Pour que germent en nous des joies insoupçonnées.
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