Le cœur brisé, tel un cristal fragile,
S’éclate en mille morceaux, doux et vils,
Égarés dans l’ombre d’un amour vain,
Poussés par un vent trop cruel, trop serein.
Le vent qui souffle, mais jamais pour guérir,
Il s’engouffre dans les fissures du pire,
Et dans la nuit, ce silence lourd
Résonne comme un écho d’amour sourd.
Le cœur brisé, un paysage de cendres,
Où la joie, jadis si vive, semble s’éteindre,
Les fleurs du passé ne poussent plus ici,
Sous les pieds du temps, tout est interdit.
Les souvenirs s’accrochent comme des épines,
Gravant dans la chair la douleur divine,
Les mots d’amour sont des couteaux affûtés,
Qui creusent le vide d’une tendresse oubliée.
Où est passé ce rire qui nous unissait,
Cette lumière dans tes yeux qui me guidait ?
Aujourd’hui, tout est silence, tout est froid,
Le soleil s’est couché, laissant place à la loi
D’un amour déchu, aux frontières floues,
Où l’on se cherche, mais l’on s’éloigne un peu plus.
Le cœur brisé, une mer calme en apparence,
Sous laquelle se cachent des vagues de souffrance,
Un flot d’émotions que l’on tente de retenir,
Mais qui, sans crier gare, finit par nous engloutir.
J’ai voulu croire en cette éternité,
Dans ces promesses, ces gestes dissimulés,
Mais le temps s’est joué de nous, sans retour,
L’illusion s’est effacée, laissant place au détour
D’un chemin solitaire, sans fin ni clarté,
Où je marche seul, la tête pleine de doutes.
Les yeux fermés, je cherche un peu de paix,
Mais tout ce qui me reste est ce vide qui m’oppresse.
Le cœur brisé, c’est une mélodie sans fin,
Où chaque note est un adieu, un chemin incertain.
Pourtant, au fond de cette nuit infinie,
Un espoir naît, fragile, mais infini :
Que du cœur brisé naisse un jour la guérison,
Que du silence vienne une nouvelle chanson.
Car même un cœur brisé peut, lentement, se réparer,
Reprendre sa forme, renaître sans pleurer.
Mais pour l’instant, je porte cette douleur,
Et je laisse le temps cicatriser chaque erreur.
Le cœur brisé, c’est une histoire à raconter,
Une épreuve qui forge, qui apprend à aimer,
Non pas sans souffrir, mais avec une force secrète,
Qui, peu à peu, fait de nous des êtres plus complets.



Laisser un commentaire