L’étouffement, comme un souffle arrêté,
Un poids lourd sur la poitrine, emprisonné,
Dans l’étreinte d’une ombre sans lumière,
Le corps se bat, mais l’air s’échappe en silence,
La respiration s’amenuise, se fait prière.

Un filet invisible, tissé de ténèbres,
Serre lentement, chaque seconde est un supplice,
Là où l’oxygène était, désormais le vide,
Un cri muet, un souffle brisé, une abyssale délice.
Les poumons se tendent, cherchant un peu de répit,
Mais le temps se fait le bourreau du non-dit.

Le monde s’efface, tout devient flou,
Les couleurs s’estompent, la lumière s’éteint,
Un étau se resserre, là où la vie prend fin,
Dans un état entre l’ici et l’au-delà,
Un combat solitaire contre un ennemi intérieur,
Qui ne se laisse pas déjouer, qui ne veut pas de paix.

Les mains se tendent vers l’air qu’elles ne trouvent pas,
Chaque instant une lutte contre la mer calme,
L’âme aspire la liberté, mais tout est clos,
Dans cette étouffante danse de l’âme,
Elle cherche à s’échapper du piège, mais elle est piégée.

L’étouffement est un souffle qui n’en est plus un,
C’est l’agonie du silence, le cri sourd du cœur,
Un étranglement doux mais tenace,
La souffrance se nourrit de cette danse sans fin,
Où l’on se perd, sans vraiment savoir pourquoi,
Où la vie vacille dans un coin du ciel sans espoir.

Et pourtant, dans ce gouffre, une flamme vacille,
Un éclat d’espoir dans l’étouffement cruel,
Car même sous la pression la plus intense,
L’homme trouve, parfois, dans la noirceur du vide,
Un souffle d’air, une promesse de délivrance.
Le combat n’est pas toujours une défaite,
Et l’étouffement peut enfin céder à la lumière.


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