Alors, la jalousie et l’envie et la haine
Auront fini leur temps. Vous briserez leurs chaînes.
L’accord le plus parfait renaîtra parmi vous,
La plus belle harmonie vous réunira tous.
Et l’allégresse, alors, reviendra sur la terre,
Effaçant à jamais l’ombre de vos misères ;
Tous les hommes, entre eux, se donneront la main,
Et marcheront ensemble à leurs communs destins.
Les peuples formeront une seule famille,
Heureux de s’entraider. Les fameuses bastilles,
Tombeaux des nobles cœurs, des hommes de vertu,
Seront rasées partout, à jamais disparues.
On sera délivré de la sotte ignorance,
Suppôt de tout orgueil et de toute arrogance,
Cause de tous vos maux.
Partout l’instruction
Sera donnée à tous avec profusion.
— Non pas cette instruction, simple et rudimentaire,
Qui consiste à connaitre les règles de grammaire ; —
Mais, cette instruction, solide et bienfaisante,
Qui fait que l’homme est maître ; que rien ne le tourmente ;
Connaissant ses devoirs envers la société,
Sachant les pratiquer avec sincérité ;
Faisant le bien partout ; cherchant toujours à plaire ;
Préférant recevoir le mal que de le faire ;
Toujours prêt à aider, soulager son prochain ;
Prenant part à ses peines et partageant son pain.
Et, cette instruction sera si répandue,
Que pas un seul de vous ne l’aura point reçue !
La femme, qu’aujourd’hui vous instruisez si peu,
Lira bien mieux que vous, dans le Livre de Dieu !
Et vous lui donnerez, au milieu de vous tous,
La place qui lui revient, la première entre vous.
Alors, elle jouera, dans toutes les familles,
Son vrai rôle, éduquant vos garçons et vos filles ;
Leur montrant de bonne heure le chemin du bonheur,
Entier dans le devoir, la noblesse du cœur.


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