Mais, alors, mes amis, l’immense changement
Des idées et des mœurs, et notre accord constant,
— En ne produisant plus tous ces fluides épais,
Résultat de vos vices, de vos penchants mauvais. —
Viendront purifier l’état de l’atmosphère,
Et vous verrez, bientôt, refleurir votre terre.
D’un côté, les insectes visibles et invisibles,
— Qui vous rendent aujourd’hui votre vie si pénible
Troublant votre repos, vous inquiétant toujours,
Cause des maladies qui ravagent vos jours ;
Qui, jusque dans vos champs, font sentir leur action,
En absorbant vos grains, détruisant vos moissons ; —
Ne trouvant plus, alors, dans l’air purifié,
D’éléments pour leur vie, seront asphyxiés
Et vous rendront plus libres.
Nous-mêmes dans l’espace,
Ayant une atmosphère, pure comme une glace,
Nous n’aurons plus à faire tous ces puissants efforts
Pour tenir l’équilibre et guider les ressorts
De la vie ici-bas.
Ayant un temps plus grand
A notre disposition ; pouvant, par conséquent,
Mieux soigner vos besoins, nous nous appliquerons
A préparer le sol pour tripler vos moissons,
A soigner vos espèces, pour les rendre plus belles
Soit en les modifiant ou combinant entre elles.
Elles seront ainsi plus propres à vous servir,
Toujours appropriées à vos nouveaux désirs.
Et, vous aidant aussi de nos intuitions,
Vous pourrez opérer une telle transformation,
Si bien dans vos machines, comme dans l’outillage,
Que le travail manuel, encore votre partage,
Sera bien diminué.
Par ces nouveaux engins,
Vous pourrez recueillir, préparer tous vos grains,
Sans nulle difficulté. Vous serez tout saisis
De pétrir la matière à votre fantaisie.
Et vous entreprendrez le grand nivellement
De la croûte terrestre, vrai travail de Titan
Qu’il vous faut accomplir, pendant que nous, vos frères.
Au moyen de nos fluides, redresserons la terre


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