Telles sont les demeures de la vaste maison
Dont nous parlait le Christ, dans ses belles leçons,
Ses beaux enseignements ! Et, ces mondes réunis,
Ne sont pas même un point de l’immense infini,
Puisqu’on arrive à peine au seuil de la maison,
Fin du premier degré !
Quelles émotions
Nous attendent là-haut dans le Palais doré,
Si déjà tant de biens en précèdent l’entrée !
Quelles sublimités, quelles magnificences
Y seront renfermées ! Car, enfin, la puissance
De ce Père infini ne s’arrête pas là !
Elle est illimitée comme ce qu’il créa !
Et, comme tout bon Père, les bijoux qu’il dédie
Sont d’autant plus précieux que son enfant grandit !
Qui nous dira jamais quel tissu de merveilles,
De nouvelles richesses, de beautés sans pareilles,
Et de splendeurs sans fin, sont échues aux heureux,
A ces parfaits qui vivent dans la maison de Dieu ?
Nul d’entre nous ne peut de longtemps les décrire,
Parce que, pour les saisir, il faut apprendre à lire
Dans un vocabulaire beaucoup trop compliqué,
Et beaucoup trop sérieux, pour qu’il soit expliqué
Par nos faibles esprits.
Tout ce que nous savons,
C’est que, pour pénétrer dans la riche maison,
Il faut que les deux flammes de notre périsprit,
— Qui servent d’enveloppe aux feux de notre esprit,
L’une rouge, volonté, l’autre bleu pâle, amour, —
N’en forment qu’une seule d’un blanc comme le jour,
Pour que l’esprit soit pur, libre de ses devoirs,
Ayant sur la matière acquis tout le pouvoir !
 » Je dis ce que je sais, et ne sais rien de plus ! « 
Heureux les purs esprits qui, grâce à leurs vertus,
Ont pénétré l’enceinte de la riche maison ;
Car, ils doivent avoir abondante moisson !
Si déjà parmi nous, à l’endroit où nous sommes,
Nous goûtons tant de bien, nous sentons tant d’arôme !
Si nos âmes respirent tant de félicités !
Que sera-ce au séjour enchanteur des beautés ?
0 vertu ! Vertu sainte ; dont le doux nom chéri,
En le prononçant seul remplit d’amour l’esprit !
Du haut de ces hauteurs, qui nous sont inconnues,
Où tout est transparent, où pas la moindre nue
Ne pénétra jamais ;
Vertu sainte, adorable !
Fais descendre sur nous, de ton front vénérable,
Un de ces doux rayons qui purifient les mondes,
Par leur sublimité ! Qui d’amour les inondent !
Et, que ce beau rayon, en effleurant la terre,
La purge, à tout jamais, de toutes ses misères,
En volatilisant en entier les scories
Qui ternissent encore tous ses pauvres Esprits !

Photo de Murtaza Saifee sur Pexels.com

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