Nous ne demandons pas que vous veniez à nous
Comme des gens aveugles. Au contraire, nous tous
Sommes les adversaires de cette foi passive,
Infondée et légère, qui devient agressive
Quand on la contredit, capable de semer
La terreur et le deuil, au lieu de faire aimer,
Comme, hélas ! tant de fois.
Ce que nous demandons,
C’est cette foi robuste, fondée sur la raison,
Sur votre jugement, avec preuves palpables,
Maintes fois comprouvées, certaines, indéniables,
Offrant à votre esprit toute sécurité,
Car, les faits seront-là, prêts à se répéter ;
Une foi, pour tout dire, qui ne s’altère pas,
Acquise par l’étude et ne s’imposant pas ;
Cette foi qui met l’homme au-dessus des tourments,
Qui le rend bon et fort et qui le rend puissant,
Qui lui fait tout braver les affronts, les injures,
Et jusqu’à mépriser les plus dures tortures ;
Cette foi que le Christ porta sur le Calvaire,
Et dont les doux rayons illuminent la terre,
Même après tant de temps. C’est à cette foi-là
Que nous vous convions, car nous ne voulons pas
Le moindre petit doute.
Venez, pour observer !
Oui, venez avec nous, converser, étudier !
Venez sans parti pris, franchement, librement !
Nous vous en conjurons, ô messieurs les savants !
Que le respect humain ne vous éloigne pas
Et, pour aucun de vous, ne soit un embarras !
Car, vous vous trouverez en bonne compagnie,
Au milieu des grands hommes, qui furent vos génies,
Aujourd’hui si petits, dans cette immensité,
Que pour un grain sable ils n’y sauraient compter.
Oui ! Joignez-vous à nous, vos anciens compagnons,
Qui tant vous apprécions et tant vous estimons ;
Qui souffrons de vous voir, malgré tous vos efforts,
Impuissants à lever le voile de la mort,
Ne sachant profiter des belles découvertes,
Que pour mieux accentuer vos erreurs, votre perte !
Cessez, donc, de creuser votre vaste mémoire !
La vérité n’est point dans vos laboratoires !
Nous vous la montrerons et la ferons si belle
Qu’elle resplendira, lumineuse étincelle
Illuminant la Terre. Laissez vos préjugés,
Frères, il en est temps ! Vos méthodes trop âgées
Ne vous sortiraient pas de cet affreux chemin
Où le doute domine, la peur du lendemain.
Vous n’analyseriez jamais cette pensée,
Objet de vos recherches constantes, empressées,
Si nous ne venions pas vous donner les moyens
De pouvoir contrôler comment elle vous vient !
Car, vous la recherchez toujours dans votre corps,
Quand son champ, au contraire, est tout entier dehors.
Venez ! Nous vous ferons toucher du bout du doigt,
Votre immortalité, basée sur cette loi
De réincarnation, expliquant le mystère
De la mort qui vous frappe ici-bas sur la terre !
Vous nous trouverez prêts à tout pour vous convaincre !
C’est par des faits probants que nous saurons vous vaincre !
Nous aurons avec vous toutes les attentions
Laissant, à votre choix, l’objet des discussions ;
Car, ce que nous voulons, c’est donner à vos cœurs
La foi du lendemain, principe du bonheur !
Nous sommes prêts à tout pour gagner la confiance
De vous tous, nos collègues, afin que votre science
Ouvre son horizon à l’étude des fluides
Qui lui sont inconnus, mais que déjà les druides
Professaient savamment au fond de leurs forêts,
Ayant retiré d’elle plus d’un précieux secret,
Et que professent encore, avec grand apparat,
Les brahmes aux coteaux des monts Himalaya !

Photo de Disha Sheta sur Pexels.com

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