Voilà, mes chers amis, à quoi je vous convie !
Venez, enfin connaître le secret de la vie
Que vous cherchez en vain bien inutilement
À découvrir chez vous avec vos instruments,
Qui, si parfaits qu’ils soient, sont toujours matériels
Et ne peuvent saisir rien de l’immatériel !
La vie n’est point au cœur, ni non plus au cerveau,
Comme vous le pensez ! Elle vient de plus haut !
Et, jamais votre science ne franchira l’ornière,
Tant que vous resterez rivés à la matière.
Sachez, pour votre guide, que le dernier croyant
Est, en réalité, plus haut que le savant,
Parce que sa pensée, fixée dans l’infini
L’élève à cent coudées de tout ceux qui le nient,
Attendu que jamais cet incommensurable
Ne pourra s’expliquer par le commensurable,
Et qu’on doit le saisir bien plus facilement
Y fixant ses regards qu’en niant sottement


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