Combien de doux secrets, d’admirables merveilles
Nous cache la nature ? Chaque ruche d’abeilles
A son ajustement, et ses propres parcelles
N’ont rien de ressemblant, ni de commun entre elles ;
Leurs rayons, leurs étages, comme leurs galeries,
De formes différentes, à l’infini varient.
De même pour le Ciel. Les ruches du Seigneur
Sont toutes dissemblables, quoiqu’étant toutes sœurs.
On n’en trouve pas deux, malgré leur nombre immense,
Dont nul ne fait idée, aussi longtemps qu’il pense,
Qui se confondent entre elles, qu’on puisse rencontrer
Egales ou ressemblantes, ni de loin, ni de près.
Chacune a ses beautés, ses trésors, ses richesses,
Pour elle appropriés, dont elle est la maîtresse.
Ce que l’on voit dans l’une, chez l’autre est différent,
N’étant jamais formées des mêmes éléments.
Les minéraux n’ont pas la même structure,
Et ni les végétaux n’ont la même parure.
Quant au règne animal, c’est une variété
Qu’il est bien difficile de se représenter ;
C’est l’immense infini. Chacune des planètes
A ses formes spéciales, les types de ses bêtes,
Toutes intéressantes, beaucoup très remarquables,
Qui sont, dans leur milieu, toujours indispensables.
Les organes varient suivant les fonctions,
Sans cesse accommodés à leurs destinations,
Et partout combinés avec l’atmosphère
Dans laquelle ils se forment, comme au sein d’une mère.
Tout est diversifié dans l’immense nature
La couleur des soleils et leur température,
La rotation des astres et leur inclinaison,
La longueur des années, la durée des saisons.
Les feux dont chaque terre est entourée et luit,
Comme aussi la durée du jour et de la nuit.
Mais, où nous la trouvons surtout exubérante,
Où, sans conteste, elle est à profusion aimante,
C’est à l’égard de l’homme. Sur toutes les planètes
Le type est différent. Il n’est vraiment deux têtes,
Sur aucune d’entre elles, ni dans la Création,
Avec même profil ou même expression.
Chacune a son cachet dont la physionomie
Est, toujours et partout, en complète harmonie,
Avec la nature et les aspirations
De l’esprit qui l’habite, quelles qu’en soient les passions :
Car, c’est lui qui se fait les organes à son gré
Pour servir ses désirs, ses besoins de progrès.
Les corps humains partout ont la forme gracieuse,
Elégante et superbe, noble et majestueuse,
Qui met l’homme au-dessus de tous les animaux
Lui laissant élever ses regards vers le haut ;
Mais, ils diffèrent entre eux grandement de matière
Sur toutes les planètes, dans la nature entière.
Ici, nous les voyons, pesants et compliqués,
Les mouvements sont lourds, les membres étriqués :
Là-bas, ils sont légers, presqu’on n’y marche pas,
On va tout en glissant et sans faire un seul pas ;
Et, plus loin, on les voit, sous les mêmes organes,
Devenir vaporeux, à peu près diaphanes,
S’élevant dans les airs, pouvant se transporter
Rapidement au loin, avec facilité.

Photo de Frans van Heerden sur Pexels.com

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