Me voici maintenant, tout préparé
A narrer les trésors du beau Ciel azuré.
Oh ! Qu’il est ravissant ! Cette œuvre magnifique
Est au-dessus de tout ce qu’un homme s’explique.
Pauvres petits mortels, qui croyez tout savoir,
Combien vous êtes sots ! Qu’il est triste de voir
L’ignorance et l’orgueil qui sont votre partage !
Vous appelez des fous ceux qui sont les vrais sages !
Ah ! Si vous connaissiez les splendides beautés
Que recèle le Ciel, ses grandes vérités !
Si vous pouviez sonder les infinies merveilles
De la vaste étendue, aux lueurs sans pareilles ;
Percevoir l’harmonie, le bonheur et l’amour
De ce grand océan, renouvelé toujours !
S’il vous était permis de déchirer le voile
Qui cache, à vos regards, comme une épaisse toile,
Cet infini des Cieux, véritable poussière
De soleils et de mondes, où la même bannière,
Sous la diversité des formes et des couleurs,
Domine en souveraine, unissant tous les cœurs !
S’il vous était donné de plonger vos regards
Dans ce travail caché qu’on sent de toutes parts,
Labyrinthe divin, où toute créature
Accomplit son devoir, utile à la nature,
Mécanisme parfait, solidement bâti,
Engrenant tous les êtres, du plus grand au petit !
Alors, vous comprendriez, pauvres petits humains,
Que l’erreur d’aujourd’hui sera le vrai demain,
Et vous condamneriez votre officielle science
Qui, ne s’expliquant pas, veut nier l’évidence,
Réfléchissez-y donc ; soyez moins hypocrites,
Et ne vous riez plus de vos frères spirites ;
Car, ils possèdent, eux, l’unique vérité,
Rendant leurs vrais devoirs à la divinité.


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