Nature du Dieu vivant dans mon humanité
Tu creuses ta présence au vent de Locminé
Et soufflent les grands chênes sur l'Armor endormie
En courbant les ajoncs de la Bretagne en nuit.
Et dans nos manteaux dans l'orange du ciel
Nous marchons au Ménec, nous chantons l'éternel.
"Den a dra maro, den a dra maro caret"
A nos morts supérieures, chante le mantra celte.
Obscurité magique, tu enveloppes les âmes
Dans Carnac en granit, tu réveilles leurs flammes.
"Orven lumac, orven lumac, orven lumac"
Dans notre gorge chaude montent les trépassés.
A la table de pierre nos mains brûlent l'espoir
Et nos yeux dans l'espace contemplent le grand soir
Où les esprits vivants du ciel nous parviennent
Dans le corps des médiums, de Vitré à Audierne.
Les vivants et les morts célèbrent leur amour
Ils parlent de la vie, de la loi du retour.
Dans le vent, sur la terre, dans la mer qui me prends
Conduis-moi mon ami, mon guide qui m'entend.
Sur la grève sauvage en dentelle de pierres
Le druide de Kiberen a chanté ma prière
"Bez conduer en car, en douar, var en dour, var en nors"
Les menhirs se dressent vers les étoiles de vie
Où la fraternité brûle comme un soleil
Et ces années du temps sont douces à mon esprit
Qui découvrait son Dieu sa nature et merveilles.
Il est né dans sa celte demeure
Pour savoir que l'Esprit ne finit ni ne meurt.
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