De l'autre côté de la Seine
Je visite un nouveau théâtre
Où les comédiens ouvrent des antennes
Pour capter Dieu à l'âtre.
Au foyer ardent d'une autre comédie
Qui relie sans fil la mort à la vie
Je dirige un autre scénario
Où j'espère bien d'autres bravos.
Ceux qui me ramènent à autrefois
Au fil de ma vie, tentative à moi
De changer de corps, de changer de peau
Mais toujours l'âme verse à flots.
Ce qu'il faut dire, réciter ou prier
Un auteur qui invente une nouvelle
Verse à foison son inspiration
Qui provoque une interrogation.
J'ai retrouvé mes camarades de compagnie
Ceux qui furent exécutés par la fatalité
Au temps qui passe ou par la maladie
Ils sont si heureux que je ris sans arrêt.
Et puis, et puis, parce qu'il faut bien
Songer au parcours qui fut mon chemin
Je traverse le souvenir d'une atmosphère
Mon passé et présent, mon ciel de terre.
Mes amours chagrinés à ma perte sous la tombe
Mes os retournent à leur créateur
Et moi je me suis greffé à son cœur
Madame C je te suis et je comble.
Le vide d'une question sans réponse
Elle est dans ce que tu viens de lire
Les amours se retrouvent et fusionnent parfois
Au point de redonner vie en soi
Le cœur d'une inconnue que tu as reconnue
Passé réincarné, dans la mort vaincue.
Photo de How Far From Home sur Pexels.com

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