Jaillissant d'un soupir comme une ombre d'aimer L'ange de la mélodie chante au verbe penser. Il devine les notes et danse dans sa tête En retenant l'espace dans son esprit poète. Noires et blanches creusent le destin de l'ivresse Qui donne à la nature sa majesté maîtresse. O blonde chevelure du musicien des morts Tu portes à l'infini le piano de ton or. Majesté de la tâche toujours inachevée Interroge ton âme au sol d'une clé. Mais l'interrogation rebondit d'avantage Dans l'azur éternel qui rend l'âme plus sage. Et le piano, d'aimer, craque sous mes phalanges En résonnance douce, en musiques étranges. Beauté d'une harmonie dans l'écho des espaces Tu deviens la prière de l'esprit dans sa place. Un autre musicien avait dit autrefois La clé de mon mystère, c'est le cœur de ma foi.


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