Le vent souffle et caresse Le lac aux sombres eaux Qui s'étend, s'étire et paresse Entre les joncs et les roseaux.
L'aube dépose sur ses rives un blanc baiser Et son haleine sur l'onde flotte S'effilochant aux arrêtes des rochers Pendant que sur la crête des vagues sanglotent La rosée et les brumes échappées De ses lèvres où meurt la dernière étoile falote.
Sur le fil d'horizon Un château désemparé Penche ses tours et son donjon Comme pour désaltérer A cette source profonde et noire Ses murailles qui ont vu passer l'histoire.
Vieille sentinelle fatiguée Accoudée à la lande Qui pourtant obstinée Veille encore au repos d'une légende.
Son ombre menaçante et épaisse Se dessine dans l'aurore Sur les berges du Loch Ness Existent deux dinosaures.
L'un est fait de mystère C'est l'animal qui pose l'interrogation L'autre est de pierre C'est l'Homme qui cherche la solution.
Et la réponse qui s'ignore regarde la question Qui se cache, qui se cache dans toutes créations.
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