Une chanson douce berce son rêve Une larme coule comme la sève Sur l'écorce ridée du temps Mais son regard a fui le présent.
L'ombre déformée de son corps Surgit à la lumière qui l'a dévore Mais la pensée insisté pour ses mots Et s'inflige les fers des étaux.
Il est là pour être partout à l'instant Comme une etoile dans le firmament Le vacarme des villes sombre dans l'écho Il est seul ainsi à tirer le radeau.
Le frisson de l'histoire humaine Transperce la quiétude sans peine Au souvenir de ceux qui gémissent Il avoue sa haine des complices.
La guerre charrie le sang Aux champs d'honneur des innocents La terre ouvre ses charniers Pour celui qu'on supprime en premier.
Le désespoir s'écoule dans les veines Non chez celui qui se donne la peine De construire l'amour, la vie, les roses Au temps béni des simples choses.
Faudrait il croire uniquement A ce que les yeux ont vu ? Ou tendre avec le poète savant Vers la cime ensoleillée des nues ?
Au risque de perdre son âme, Dieu réchauffe par sa flamme, Lorsque le soleil rougit le soir, Les mains ardentes de l'espoir.
Laisser un commentaire