Très haut l'oiseau dessine ce qu'il sait Et la corde du temps s'allonge à son passage, Univers infini aux multiples visages Nombre de tes enfants ignorent tes effets.
Ils sont là, ignorants, dans la peur du savoir, La honte de leurs actes et du passé récent Annihile leurs ardeurs enfouies au fond du soir Derrière une conscience justifiant le néant.
Pour oublier sans cesse l'origine des maux Dont ils sont les auteurs inavoués et peureux, Ils aimeraient connaître, mais ultime défaut Ils préfèrent la fuite et la mort de Dieu.
Car la prière oblige une sincérité Qui pourrait faire outrage à leurs capacités Et la tête baissée, l'homme de peu de foi Rentre chez lui le soir sans savoir pourquoi.
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