La vanité se coiffe de lumière empruntée,
elle brille dans le regard des autres
et croit que cette clarté vient d’elle.
Elle se nourrit de vitrines et de reflets,
de chiffres, de trophées, de paroles applaudies,
comme si l’être pouvait se mesurer en échos.
Elle dresse des piédestals en carton doré,
et tremble pourtant à chaque coup de vent,
car ce qui la porte n’a pas de racines.
La vanité se regarde passer dans le monde
comme un acteur épris de son propre rôle,
oubliant que la scène est plus vaste que son nom.
Elle confond la valeur et l’apparence,
l’estime et le regard,
le respect et la peur de déplaire.
Sous ses habits d’orgueil, il y a souvent
une peur nue, fragile,
celle de n’être plus rien si le décor s’effondre.
La vanité demande : « Qui me voit ? »,
mais jamais : « Qui suis-je ? ».
Elle cherche des yeux, jamais des vérités.
Elle s’entoure de miroirs complaisants,
évite les voix qui dérangent le tableau,
et fuit les silences où l’on se rencontre vraiment.
Pourtant, dès que la foule se disperse,
que les écrans s’éteignent,
elle se retrouve seule avec ce qu’elle ne connaît pas d’elle-même.
La sagesse murmure alors à la vanité :
« Tu peux descendre de ton propre autel,
tu n’as rien à perdre à être simple. »
Car ce qui demeure, lorsque les masques tombent,
ce n’est ni l’éclat ni la pose,
mais la capacité d’aimer sans décor,
et d’exister sans témoin.
La vraie grandeur ne se sait pas grande,
elle travaille en silence,
et laisse aux autres le soin d’oublier son nom.
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