Sous cette pierre repose la peur,
celle qui me suivait comme une bête tapie
dans les angles morts de mes nuits.
Qu’on se souvienne
que je l’ai affrontée sans témoin,
dans le tremblement de mes os,
dans le vacarme de mon propre souffle.
Ici gît l’ombre qui voulait me réduire,
celle qui murmurait que je n’étais pas assez,
que mes pas étaient trop courts,
que mes rêves dépassaient ma taille.
Je l’ai vaincue en avançant quand même,
en laissant mes cicatrices parler plus fort qu’elle,
en faisant de chaque frisson
une preuve de vie plutôt qu’un recul.
Que cette épitaphe raconte
que la peur n’a jamais eu le dernier mot,
qu’elle a été enterrée par ma volonté,
ma rage douce,
ma lumière entêtée.
Et que ceux qui liront ces lignes sachent
qu’un cœur qui tremble
peut devenir un cœur qui règne.
Rejoins-moi sur instagram


Laisser un commentaire